dimanche 23 août 2015

Dans le jardin des muses...

... à l'est du soleil et à l'ouest de la lune, l'herbe est parsemée de pâquerettes et la © Diaphélitine Dorée fleurit dans les ronds de fées. Au bord de l'étang où chats et loups viennent s'abreuver, les cailloux se transforment en pierres de lune sous les pas de la licorne... Quand le vent de l'inspiration souffle dans le feuillage de l'Arbre à Rêves, Delphine laisse alors son imagination suivre le vol de la coccinelle...


Il s'agit d'un texte de présentation avec ce visuel de main en guise de portrait pour la boutique "Les ailes de Cocco" sur A little Market.

En fait ce visuel est légèrement différent de celui proposé pour alm dans un format réduit, mais la photographie de base est la même... Tout cela date un peu mais il me semblait intéressant d'y revenir parce que cela constitue un passage, comme un sas, entre le réel et l'imag...inaire.

Petite explication de texte :

"A l'est du soleil et à l'ouest de la lune" fait référence à un conte populaire norvégien "Østenfor solen og vestenfor månen" que j'ai déjà dû évoquer sur le blog, notamment à propos de l'artiste Theodor Kittelsen et sa célèbre illustration du roi Valemon changé en ours blanc...
Le titre situe l'endroit du château où le prince est tenu prisonnier (l'ours blanc de l'histoire). Sa bien-aimée souhaite le libérer mais aucune route ne mène à ce château. C'est finalement le vent du nord qui emmènera la jeune fille sur son dos jusqu'à l'endroit improbable...
Les coordonnées inconcevables du lieu ouvre l'espace poétique à notre imagination. Dès lors, une route de l'impossible s'offre à nous si l'on s'en donne les moyens. A nous d'inventer le chemin... C'est ainsi que j'aime comprendre ce titre. Pour moi cet endroit invraisemblable est le lieu de la féerie...

"La Diaphélitine Dorée" est un nom de fleur que j'ai inventé pour répondre sur un blog (si mes souvenirs sont bons) à la question suivante: "quelle est votre fleur préférée ?"- Pâquerette... ?
Ne pouvant véritablement donner le nom d'une fleur (marguerite ou rose ?) sans penser à une autre (coquelicot ou pensée...), je me suis dis que ma "fleur préférée" devait être un végétal féerique inconnu de tous, une sorte de fleur idéale ayant des pouvoirs magiques... Le nom m'est apparu spontanément, comme sorti d'un souvenir enfoui, inexistant pourtant, comme un flash. J'aimais bien la sonorité féminine qui n'est pas sans consonance avec mon prénom...

"Au bord de l'étang" est une image associée à mon bassin, source de rêverie et de réelle féerie... Les chats s'en approchent et dans l'imaginaire, les loups ne sont pas loin...

"Pierres de lune" - j'aime comprendre la formule au premier degré et penser que les vulgaires cailloux puissent être "des pierres de la lune"... J'aime aussi l'idée que chaque petit galet soit un trésor, comme une pierre précieuse... La pierre de lune définit une roche au nom moins poétique "hécatolite" (appelée aussi adulaire...) ; la pierre de lune arc-en-ciel est une labradorite blanche (que j'utilise parfois pour des pendentifs).



"L'arbre à rêves" fait référence aux arbres autour du bassin, aux arbres mythologiques comme Yggdrasil, aux arbres en général et surtout, au "Rêvier", une installation que j'avais créée il y a quelques années...



Quant au "vol de la coccinelle", c'est tout ce qui m'inspire et principalement mes muses de la nature... D'où le début du texte (titre de ce post).


mercredi 12 août 2015

Quand un papillon s'invite...

Un intrus sur ma toile ? Mais oui ! Il a l'air un peu menaçant le Monsieur, aurait-il vu mon regard inquisiteur ? Lui qui pensait pouvoir se fondre dans le tableau !



mardi 4 août 2015

Mise à l'épreuve du temps...


Pourquoi le papier serait-il moins noble que le métal ou qu'une pâte polymère pour un bijou ? Parce qu'il est plus fragile, qu'on peut griffonner dessus, le brûler, le déchirer, le souiller très facilement ?

Les pendentifs de la collection "Les papillons d'Alissandre" sont en papier et dans les descriptifs de la boutique, je précise bien qu'il faut prendre quelques précautions. Certes le papier est assez rigide, l'encre assez résistante et le tout recouvert de plusieurs couches de vernis (3, 4, 5 peut-être selon les cas...) mais cela reste du papier.


Sans le vouloir j'ai soumis mon propre pendentif à rude épreuve !

Un jour j'ai gardé le collier pour jardiner (ce que je ne fais jamais). Je pensais arracher deux ou trois mauvaises herbes, j'ai finalement fait du grand nettoyage sans prendre trop de précautions. En rentrant, le papillon s'était envolé !
C'est la partie souple de la bélière qui s'était détachée (rien n'était cassé).
Il était introuvable... Tant pis, je n'aurais qu'à le refaire !

Plusieurs semaines ou mois plus tard, je le retrouve presqu'intact sous un amas de feuilles, de terre et de poussière...

L'image ci-dessus montre le papillon, tel que je l'ai trouvé, avec la bélière toujours attachée. A côté en bas, un papillon neuf. La photo du dos du papillon montre que le papier a un peu "travaillé" aux endroits de points de colle des strass mais sur la face, ce n'est pas dérangeant (le blanc qui apparaît sous la couche de patine métallique est normal).

Rien n'a véritablement souffert, ni le vernis, ni la couleur, très peu le papier, et ni même les bords. Il a résisté à la canicule, à la pluie, peut-être à des piétinements et aux petites bêtes...


Alors, peut-être qu'une petite fée a veillé sur ce pendentif ou peut-être qu'il est en fait bien plus résistant que je ne l'aurais cru ! Je vais pouvoir le rattacher au collier comme si de rien n'était, sauf que son expérience lui donne encore plus de valeur à mes yeux...